Groupe de travail : Droits culturels

Groupe de travail : Droits culturels

Groupe créé en 2021. Référent principaux : Jean-Christophe Canivet, Alexandra Vuillet, Marie-Émilie Lorenzi, Stéphanie St-Cyr Lariflette, Patrick Boutigny, Mathieu Dochtermann, Claire Duchez, Anaïs Desvignes.

Série THEMAA’TIQUE 

« Focus droits culturels : retour sur une chronologie théorique et pratique »

Cette série en 13 épisodes se propose de renouer avec la définition des droits culturels par le biais d’une chronologie théorique et pratique. Au programme : textes fondamentaux, articles clés, entretiens filmés et interventions radiophoniques pour comprendre ce que sont les droits culturels. 

[1/13] – Dans l’oeil de l’ASTRAC 

Pour une entrée en matière, l’ASTRAC, Réseau des Professionnels en Centres culturels de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et l’ACC, Association des centres culturels belges reviennent sur l’inscription fondamentale des droits culturels dans la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.

>> Pour y voir plus clair : « Droits culturels, mais ça veut dire quoi ? »

[2/13] – Dans l’oeil de l’UNESCO

Retour par Arterial Network sur la Convention sur le protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, signée à Paris en 2005. Cette convention se réfère à la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle de 2001.

« Elle assure à tous les citoyens, spécialement aux artistes et aux professionnels de la culture qu’ils peuvent créer, produire, disséminer et jouir d’une diversité de biens et services culturels (Article 6, 7 et 8) »

>> Pour y voir plus clair :  « (Re)Découvrez la Convention 2005 de l’UNESCO » 

[3/13] – Dans l’oeil de Patrice Meyer-Bisch

Philosophe spécialiste des droits culturels, Patrice Meyer-Bisch est à l’origine de la Déclaration de Fribourg de 2007, fruit d’un travail de 20 ans porté par le Groupe Fribourg, qu’il coordonne. Il est co-fondateur de l’Observatoire de la diversité et des droits culturels de Fribourg et Coordonnateur de la Chaire UNESCO Droits Humains et Démocratie.

« L’institution-école n’est pas capable à elle seule de répondre aux droits de l’éducation. Il faut qu’elle fasse appelle aux hommes de théâtres, aux hommes de sciences […] à l’environnement extérieur, à la forêt, à la ville, aux œuvres physiques comme aux autres. Et ce qui est vrai pour l’école est vrai pour un musée »

>> Pour y voir plus clair : « Entretien avec Patrice Meyer-Bisch »

[4/13] – Dans l’oeil du Réseau Culture 21

L’association Réseau Culture 21, créée en 2009, oeuvre à la promotion de la diversité et des droits culturels dans l’ensemble des politiques publiques en s’appuyant notamment sur l’Agenda 21 de la culture (programme d’action locale pour le développement durable) et la Déclaration de Fribourg.
En 2013, elle lance la recherche-action interdépartementale • PAIDEIA 4D • avec l’Observatoire de Fribourg, pionnière en la matière sur le territoire français.

« Où sont les habitants ? »
« C’est sans doute […] ce qui pouvait manquer à l’approche de l’évaluation des politiques publiques jusqu’à présent. Au regard de quoi on évalue ? Là, on essaye d’évaluer au regard des droits humains, et en particulier de leur dimension culturelle »

>> Pour y voir plus clair : « Présentation de la démarche Paideia 4D »

[5/13] – Dans l’oeil de la sénatrice Marie-Christine Blandin

Depuis 2015, les droits culturels sont inscrits dans la législation française. Retour sur une bataille sénatoriale, celle de la Loi NOTRe (Nouvelle Organisation territoriale de la République) votée en 2015, et notamment de l’article 103 sur « la responsabilité culturelle des collectivités et de l’état dans le respect des droits culturels ».

« Ils sont prêts à porter Molière la nuit à n’importe qui sans comprendre que les oreilles n’y seront pas, que la soif n’y sera pas, parce qu’ils n’auront pas reconnu les autres dans leur vécu, dans leur aspiration, dans leur rythme, dans leur lieu, dans leur pratique »

>> Pour y voir plus clair : « Les droits culturels dans la Loi NOTRe »

[6/13] – Dans l’oeil de Jean-Michel Lucas #1

L’universitaire Jean-Michel Lucas (suivre Doc Kasimir Bisou), ancien DRAC Aquitaine et conseiller de Jack Lang, militant spécialiste des droits culturels des personnes, évoque son engagement auprès de la Région Nouvelle-Aquitaine. Il est l’auteur de nombreuses publications dont l’ouvrage « Les droits culturels – Enjeux, débats, expérimentations » publié en 2017 aux Éditions Territorial.

« C’est l’institution qui n’est plus légitime […] mais beaucoup d’acteurs continuent de penser que l’institution ne les reconnaît pas [….] C’est l’institution qui est en retard, par sa légitimité à les exclure »

>> Pour y voir plus clair : « Entretien avec Jean-Michel Lucas (Spécialiste des droits culturels) »

[7/13] – Dans l’oeil de la Fondation Carasso

En 2018, Réjane Sourisseau et Cécile Offroy de l’Association Opale présente un rapport d’étude pour la Fondation Daniel et Nina Carasso, engagé depuis 2010 dans les domaines de l’alimentation durable et de l’art citoyen en France et en Espagne. Ce rapport intitulé « Démocratisation, démocratie et droits culturels. Repères, fondements théoriques et historiques, enjeux contemporains » vise à restituer les fondements théoriques et historiques des droits culturels et de leurs mises en œuvre possibles.

En juin 2020, les deux auteures reviennent sur leur travail dans un webinaire édifiant proposé par Auvergne-Rhône-Alpes Livre et Lecture, en partenariat avec l’UFISC et Auvergne-Rhône-Alpes Spectacle Vivant. Ce webinaire est une introduction à tout un cycle collaboratif de rencontres sur lesquels nous reviendront : « Les droits culturels : exigence éthique, ambition pratique ».

« Dans un contexte mondialisé tel que le nôtre, qui est caractérisé par une circulation sans précédent des biens artistiques et culturels, notamment par le biais de la généralisation d’internet, il ne vous aura pas échappé que certaines sociétés bénéficient de moyens sans précédent de diffuser voire d’imposer leur modèle culturel, et d’autres pas du tout »

>> Pour y voir plus clair : « Webinaire Droits culturels 4 juin 2020 »

[8/13] – Dans l’oeil de l’UFISC

L’UFISC, soutenue par le Ministère de la Culture, lance en 2017 « Culture & Solidarité : pour une démarche de progrès par les droits culturels », démarche collective et participative de recherche-action sur la prise en compte des droits culturels dans les pratiques professionnelles, et au-delà. Une synthèse des travaux et réflexions élaborées entre 2017 et 2019 est désormais disponible sous le titre : « Culture et émancipation : cheminer avec les droits culturels ».

Dans le cadre de cette publication, un webinaire de présentation s’est tenu le 24 février dernier. THEMAA y a participé ! À revoir très prochainement sur le site dédié.

>> Pour y voir plus clair : « Culture et émancipation : cheminer avec les droits culturels ».

[9/13] – Dans l’oeil de l’Association pour l’écologie du livre et Terre Vivante

Dans le cadre du cycle de rencontres «Les droits culturels : exigence éthique, ambition pratique» proposé par Auvergne-Rhône-Alpes Livre et LectureAuvergne-Rhône-Alpes Spectacle Vivant et l’UFISC, Anaïs Massola, libraire et Présidente de l’Association pour l’écologie du livre, et Olivier Blanche, co-fondateur de la SCOP Terre Vivante, se sont exprimé·e·s au sujet des droits culturels et de leur application possible dans le secteur de l’écologie.

« Réfléchir à une écologie du livre qui ne soit pas que matériel mais qui soit aussi une réflexion systémique sur le fonctionnement de la chaîne du livre […] l’idée sous-jacente est de prendre soin les uns des autres »

« La SCOP porte […] dans son mode de fonctionnement une gouvernance de démocratie participative qui fait que l’ensemble des employés de Terre Vivante sont des acteurs engagés et intéressés […], ce qui a comme résultante un engagement qui va au-delà de toucher son salaire à la fin du mois » 

>> Pour y voir plus clair : « Pas de côté sur les droits culturels – épisode 2 : L’écologie »

[10/13] – Dans l’oeil de Franck Lepage

Militant invétéré, Franck Lepage est notamment connu pour son concept de conférence gesticulée. Longtemps directeur des programmes à la Fédération française des MJC et Chargé de recherche à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire, il tire de cette (més)aventure professionnelle « Inculture(s) 1 : « L’éducation populaire, Monsieur, il n’en ont pas voulu… » – Une autre histoire de la culture », 1ère conférence gesticulée créée en 2006 et devenue incontournable pour comprendre les tribulations d’un divorce historique. Depuis 2015, il est co-fondateur d’une association d’éducation populaire politique basée à Nantes, L’ardeur.

« Quand je dis : « J’ai arrêté de croire à la culture », entendons-nous bien, c’est idiot comme phrase ! Non, j’ai arrêté de croire, pour être très précis, en cette chose qu’on appelle chez nous « la démocratisation culturelle »… C’est l’idée qu’en balançant du fumier culturel sur la tête des pauvres, ça va les faire pousser et qu’ils vont rattraper les riches ! Qu’on va les « cultiver » en somme. Voilà, c’est à ça que j’ai arrêté de croire. Je faisais ça dans les banlieues, c’est là qu’ils sont souvent, les pauvres… Et donc, je leur balançais des charrettes d’engrais culturel, essentiellement sous forme d’art contemporain et de « création ». Il y a beaucoup de fumier dans l’art contemporain. De la danse contemporaine, du théâtre contemporain, de la musique contemporaine… pour les faire pousser. On parle aussi de réduction des inégalités culturelles ou « d’ascension sociale » par la culture. Mais j’ai compris bêtement un jour que les riches avaient les moyens de se cultiver toujours plus vite… C’est là que j’ai arrêté de croire. »

>> Pour y voir plus clair : « Inculture(s) – Franck Lepage »

[11/13] – Dans l’oeil de Jean-Louis Laville

Professeur au Conservatoire national des arts et métiers, Jean-Louis Laville est titulaire de la Chaire d’Économie Sociale. Cet automne, il s’est exprimé au micro de France Inter dans les Carnets de campagne pour évoquer la situation des arts et de la culture, l’avenir des organismes culturels, notamment associatifs, et la mobilisation culturelle orchestrée par l’UFISC. Et les les droits culturels dans tout cela ?

« On peut considérer la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine : à moitié vide parce que les politiques publiques restent concentrées sur le privé/public et […] à moitié pleine parce qu’avec les droits culturels […] on a le début d’une autre action publique qui peut être mise en oeuvre dans la culture. Cela suppose une exigence […] : que les politiques publiques soient moins descendantes et plus conçues à partir de la capacité d’analyse de diagnostics développée par le monde associatif lui-même »

>> Pour y voir plus clair : « Avec Jean-Louis Laville, titulaire de la chaire d’économie sociale au CNAM »

[12/13] – Dans l’oeil de Jean-Michel Lucas #2

Nous en parlions déjà lors de l’épisode 6, en évoquant son engagement pour les droits culturels des personnes auprès de la Région Nouvelle-Aquitaine. Cette fois-ci, c’est au micro de Marie Sorbier sur France Culture que l’expert Jean-Michel Lucas (alias Doc Kasimir Bisou) s’est récemment exprimé au sujet de nos droits humains fondamentaux, et notamment de la création d’une délégation spéciale au sein du Ministère de la Culture visant à garantir l’accès de tous à la culture dans le respect des droits culturels.

« Chaque personne est contributeur de l’humanité des autres […] Dans nos réseaux, nos relations, est-ce qu’on est attentif à l’humanité des autres ? « .

>> Pour y voir plus clair : « Passer à côté des droits culturels, c’est passer à côté des droits humains fondamentaux»

[13/13] – Dans l’oeil d’Edouard Glissant

Le poète et romancier martiniquais Edouard Glissant s’en est allé en 2011. Il laisse derrière lui une oeuvre majeure pour penser la « créolisation » du monde aujourd’hui, concept dont il est l’inventeur. Son esthétique du « Tout-Monde », philosophie politique et poétique de la relation à l’autre, a fait résonnait sa voix jusqu’aux tribunes de l’UNESCO. Pour clore notre focus sur les droits culturels, retour sur sa définition de la « relation ».

« La relation, c’est la quantité finie de toutes les particularités du monde, sans en oublier une seule. Je pense que la « relation » est notre forme d’universel aujourd’hui […] D’où que nous venions, aller vers l’autre, pour se changer, en échangeant avec l’autre »

>> Pour y voir plus clair : « Relation (Répertoire vidéo E. Glissant) »

>> Pour aller plus loin : Le Film de Yves Billy et Mathieu Glissant, 2010 : Edouard Glissant et la créolisation du monde

Revue de presse

Articles

Jean-Michel Lucas (Doc Kasimir Bisou), Les droits culturels signent-ils la mort des programmateurs artistiques ? in Profession Spectacle, 30 avril 2021.
Michel Guerrin, « Les droits culturels, une pâte à modeler en vogue pour que les Français deviennent acteurs et pas seulement spectateurs » in Le Monde, 29 janvier 2021.
Jean-Michel Lucas, « Opéra, diversité, droits culturels » in Profession Spectacle, 19 février 2021.
Christelle Blouët, « Paideia 4D ou l’enseignement des hommes de la cité » in Agir par la culture, 21 octobre 2013.
Franck Lepage, « De l’éducation populaire à la domestication par la « culture » » in Le Monde Diplomatique, mai 2009.

Radio

Jean-Michel Lucas, Nicolas Bourriaud, Nathalie Perrin-Gilbert, « Les Verts remettent-ils en cause la politique culturelle ? », Le temps du débat, France Inter, le 1er avril 2021, 38 mins.
Pascal Lebrin-Cordier, « Les projets artistiques dans l’espace public ont le pouvoir de nous sortir de notre anesthésie sensorielle et politique ». Affaires en cours, France Inter, le 12 février 2021, 9 min.
Jean-Michel Lucas, « Passer à côté des droits culturels, c’est passer à côté des droits humains fondamentaux ». Affaires en cours,  France Inter, le 4 février 2021, 9 min.
Jean-Louis Laville, « Avec Jean-Louis Laville, titulaire de la Chaire d’économie sociale au CNAM ». Carnets de campagne, France Inter, le 21 décembre 2021, 13 min.