Sur le vif
Spectacle
L'enfant multiple d'après Andrée Chedid
Les Vagabonds des Etoiles
Auteur: Andrée Chedid
Mise en scène: Charlotte Clément
Technique: Marionnettes sur table
Fils d’une mère libanaise, d’un père égyptien et petit-fils d’un grand-père troubadour, Omar-Jo est un enfant heureux. Mais il habite Beyrouth. Les hommes se font la guerre. En 1987, devant la porte de chez eux, une explosion… Elle lui arrache plus que la vie. Ses parents. Son bras. Son pays. À Paris, il rencontre Maxime, un forain. Son manège périclite ? L’enfant va le sauver ! Sur la piste, au milieu des animaux et des véhicules incroyables, il chante et danse comme son grand-père au village. Il veut vivre !
Avec une approche pluridisciplinaire mêlant marionnette, récit et musiques originales et lumière noire, nous relevons le défi de cette création à l’écriture cinématographique et poétique.
Le Manège
Objet central de notre histoire, le Manège est le symbole de la vie qui continue de tourner, quoiqu’il arrive. Il est à la fois le terrain de jeu d’Omar-Jo et l’espace de rêve de Maxime, de son abandon à son dépassement. Au centre de la scénographie, c’est autour de lui que tout le reste s’imagine. Il est le cinquième personnage de notre histoire et vit au rythme des états émotionnels de notre héros.
Un moteur intégré et contrôlé depuis la régie lui donne son rythme et ses coups d’arrêt. La lumière embarquée nous permet aussi de jouer sur son évolution et sa magie.
Quatre marionnettes sur table
L’histoire est racontée par deux comédien.ne.s et incarnée par quatre marionnettes. Les comédien.ne.s incarneront uniquement les personnages secondaires.
Les marionnettes, en plus de nous permettre de jouer dans une dimension plus petite et de mettre de la distance dans les scènes tragiques, nous offrent une liberté folle dans ses animations. Omar-Jo, grand amoureux de Chaplin et acrobate, pourra surprendre son public par son agilité, même avec un seul bras !
Une table pour dix lieux entre le Liban et Paris
Le Liban, comme la France, nous entrainent chacun dans des lieux différents. Au Liban, nous irons au Port de Beyrouth, dans un cimetière, sur les décombres de l’attentat et dans le jardin du vieux Joseph, au cœur des montagnes. En France, nous irons à la gare de Lyon, dans la cuisine de la tante Rosie, chez Maxime, dans une chambre d’hôpital et dans le jardinet, pas très loin du Manège. Ces différents espaces seront joués sur une table à roulette et suggérés par des objets révélateurs.
Entre passé et présent
L’écriture cinématographique d’Andrée Chedid ne cesse de faire des va-et-vient entre les deux pays en nous faisant voyager sur la ligne du temps à travers des flash-back narratifs ou des souvenirs surgissant dans le présent ou le passé. Ces derniers seront traités en superposant deux espace-temps grâce à la lumière et à un travail sonore faisant resurgir les voix et les sons du passé, avant de revenir à un autre présent, celui de la reconstruction, celui de l’avenir.
Intention
L’écriture cinématographique et poétique d’Andrée Chedid, son récit à la fois réaliste et fabulaire, son goût pour la vie et l’espoir sans nier les difficultés sont exactement dans l’esprit et les questionnements de la compagnie.
Quand la vie semble nous échapper, quand nos destins sont étroitement liés à des évènements qui nous dépassent, quand la vie nous enlève ce que nous avons de plus précieux, comment garder espoir ? Comment se réapproprier nos vies ? Comment s’ouvrir à l’autre et à la différence ? Comment continuer de vivre et oser être heureux ?
Ces questions nous semblent urgentes. Je pense à mon fils et à cette ambiance morose généralisée qui persiste depuis le confinement et qui s’est aggravé depuis. Avec la menace de la troisième guerre mondiale, la montée des discriminations, la fragilisation de nos droits fondamentaux dont nos droits culturels, il est nécessaire de donner envie aux enfants et aux jeunes de repenser leur futur individuel et collectif, de leur donner espoir. Nous pensons à toutes les confusions autour des différentes cultures qui entament parfois les relations entre personnes du même quartier, du même établissement scolaire, du même pays. Nous pensons aux préjugés dont sont victimes les personnes exilées partout dans le monde. Nous pensons au Liban, à celui d’hier, à celui d’aujourd’hui ; aux pays en guerre. Nous pensons aux enfants et aux adultes qui doivent se reconstruire dans un pays qui n’est pas encore le leur. Nous pensons aux enfants et aux adultes qui doivent apprendre à vivre avec des personnes d’une autre culture. Nous pensons aux crises identitaires et à l’urgence d’apprendre à vivre ensemble, d’être curieux de l’autre plutôt que d’en avoir peur. Nous pensons aux personnes en situation d’handicap. Omar-Jo s’adresse aussi à eux. Avec son seul bras, il relève tous les défis de la vie et encourage Maxime et son public à le regarder comme un enfant avant de le regarder comme un « estropié ». De la même manière, il nous encourage à le regarder comme un individu avant de le regarder comme un étranger. Il est l’enfant multiple. Il est l’enfant du monde.
C’est ainsi que je commence à travailler sur une adaptation jeune public pour deux marionnettistes.en recentrant snotre histoire sur Omar-Jo et sa relation avec Maxime à Paris et celle avec son grand-père au Liban, grande source d’inspiration de notre héros et incarnation de la tolérance multiculturelle et de la paix.
Distribution
Stefan Mandine : Marionnettiste et Compositeur ; Charlotte Clément : Marionnettiste et Adpatatrice ; Alma Roccella : Constructrice marionnettes ; Benjamin Olinet : Décorateur et Accessoiriste ; Kévin Villena : Créateur lumière et Régie ; Stéphane Lefranc : Direction marionnettes; Marine Dehout : Chargée de production
Prochaines dates
Lieu
Région
Début
Fin
Infos
Studio Théâtre de Stains
Île-de-France
14/02/2026
16/02/2026
Samedi 14 février à 16h00 (tout public)
Lundi 16 février à 10h00 et 14h00 (scolaires)
Les Vagabonds des Etoiles
Auteur: Andrée Chedid
Mise en scène: Charlotte Clément
Technique: Marionnettes sur table
Fils d’une mère libanaise, d’un père égyptien et petit-fils d’un grand-père troubadour, Omar-Jo est un enfant heureux. Mais il habite Beyrouth. Les hommes se font la guerre. En 1987, devant la porte de chez eux, une explosion… Elle lui arrache plus que la vie. Ses parents. Son bras. Son pays. À Paris, il rencontre Maxime, un forain. Son manège périclite ? L’enfant va le sauver ! Sur la piste, au milieu des animaux et des véhicules incroyables, il chante et danse comme son grand-père au village. Il veut vivre !
Avec une approche pluridisciplinaire mêlant marionnette, récit et musiques originales et lumière noire, nous relevons le défi de cette création à l’écriture cinématographique et poétique.
Le Manège
Objet central de notre histoire, le Manège est le symbole de la vie qui continue de tourner, quoiqu’il arrive. Il est à la fois le terrain de jeu d’Omar-Jo et l’espace de rêve de Maxime, de son abandon à son dépassement. Au centre de la scénographie, c’est autour de lui que tout le reste s’imagine. Il est le cinquième personnage de notre histoire et vit au rythme des états émotionnels de notre héros.
Un moteur intégré et contrôlé depuis la régie lui donne son rythme et ses coups d’arrêt. La lumière embarquée nous permet aussi de jouer sur son évolution et sa magie.
Quatre marionnettes sur table
L’histoire est racontée par deux comédien.ne.s et incarnée par quatre marionnettes. Les comédien.ne.s incarneront uniquement les personnages secondaires.
Les marionnettes, en plus de nous permettre de jouer dans une dimension plus petite et de mettre de la distance dans les scènes tragiques, nous offrent une liberté folle dans ses animations. Omar-Jo, grand amoureux de Chaplin et acrobate, pourra surprendre son public par son agilité, même avec un seul bras !
Une table pour dix lieux entre le Liban et Paris
Le Liban, comme la France, nous entrainent chacun dans des lieux différents. Au Liban, nous irons au Port de Beyrouth, dans un cimetière, sur les décombres de l’attentat et dans le jardin du vieux Joseph, au cœur des montagnes. En France, nous irons à la gare de Lyon, dans la cuisine de la tante Rosie, chez Maxime, dans une chambre d’hôpital et dans le jardinet, pas très loin du Manège. Ces différents espaces seront joués sur une table à roulette et suggérés par des objets révélateurs.
Entre passé et présent
L’écriture cinématographique d’Andrée Chedid ne cesse de faire des va-et-vient entre les deux pays en nous faisant voyager sur la ligne du temps à travers des flash-back narratifs ou des souvenirs surgissant dans le présent ou le passé. Ces derniers seront traités en superposant deux espace-temps grâce à la lumière et à un travail sonore faisant resurgir les voix et les sons du passé, avant de revenir à un autre présent, celui de la reconstruction, celui de l’avenir.
Intention
L’écriture cinématographique et poétique d’Andrée Chedid, son récit à la fois réaliste et fabulaire, son goût pour la vie et l’espoir sans nier les difficultés sont exactement dans l’esprit et les questionnements de la compagnie.
Quand la vie semble nous échapper, quand nos destins sont étroitement liés à des évènements qui nous dépassent, quand la vie nous enlève ce que nous avons de plus précieux, comment garder espoir ? Comment se réapproprier nos vies ? Comment s’ouvrir à l’autre et à la différence ? Comment continuer de vivre et oser être heureux ?
Ces questions nous semblent urgentes. Je pense à mon fils et à cette ambiance morose généralisée qui persiste depuis le confinement et qui s’est aggravé depuis. Avec la menace de la troisième guerre mondiale, la montée des discriminations, la fragilisation de nos droits fondamentaux dont nos droits culturels, il est nécessaire de donner envie aux enfants et aux jeunes de repenser leur futur individuel et collectif, de leur donner espoir. Nous pensons à toutes les confusions autour des différentes cultures qui entament parfois les relations entre personnes du même quartier, du même établissement scolaire, du même pays. Nous pensons aux préjugés dont sont victimes les personnes exilées partout dans le monde. Nous pensons au Liban, à celui d’hier, à celui d’aujourd’hui ; aux pays en guerre. Nous pensons aux enfants et aux adultes qui doivent se reconstruire dans un pays qui n’est pas encore le leur. Nous pensons aux enfants et aux adultes qui doivent apprendre à vivre avec des personnes d’une autre culture. Nous pensons aux crises identitaires et à l’urgence d’apprendre à vivre ensemble, d’être curieux de l’autre plutôt que d’en avoir peur. Nous pensons aux personnes en situation d’handicap. Omar-Jo s’adresse aussi à eux. Avec son seul bras, il relève tous les défis de la vie et encourage Maxime et son public à le regarder comme un enfant avant de le regarder comme un « estropié ». De la même manière, il nous encourage à le regarder comme un individu avant de le regarder comme un étranger. Il est l’enfant multiple. Il est l’enfant du monde.
C’est ainsi que je commence à travailler sur une adaptation jeune public pour deux marionnettistes.en recentrant snotre histoire sur Omar-Jo et sa relation avec Maxime à Paris et celle avec son grand-père au Liban, grande source d’inspiration de notre héros et incarnation de la tolérance multiculturelle et de la paix.
Distribution
Stefan Mandine : Marionnettiste et Compositeur ; Charlotte Clément : Marionnettiste et Adpatatrice ; Alma Roccella : Constructrice marionnettes ; Benjamin Olinet : Décorateur et Accessoiriste ; Kévin Villena : Créateur lumière et Régie ; Stéphane Lefranc : Direction marionnettes; Marine Dehout : Chargée de production
| Lieu | Région | Début | Fin | Infos |
|---|---|---|---|---|
| Studio Théâtre de Stains | Île-de-France | 14/02/2026 | 16/02/2026 | Samedi 14 février à 16h00 (tout public) Lundi 16 février à 10h00 et 14h00 (scolaires) |