Dans le cadre de la dynamique en faveur de la ruralité initiée en 2016 par L’État avec la mise en place de mesures spécifiques confortées par celles de l’agenda rural annoncé en septembre 2019, il y a nécessité de mettre en cohérence l’action publique et de fédérer les énergies locales.
Cette dynamique s’organise autour de projets définis dans chaque territoire en collaboration avec les collectivités territoriales.
Le contexte rural, souvent lié à l’isolement et à l’éloignement des habitants, demande une attention particulière pour faciliter l’accès à la culture. Il est important d’articuler les échanges entre les bourgs-centres et les petites communes dans un projet cohérent et fédérateur. Le rôle des intercommunalités est primordial pour la prise en compte de la diversité des territoires, de leurs entités et de leurs préoccupations.
L’éducation artistique et culturelle doit permettre au citoyen, par l’expérience sensible des pratiques, par la rencontre des lieux, des œuvres et des artistes, par les investigations, de fonder une culture artistique personnelle, de s’initier aux différents langages de l’art, de diversifier et de développer ses moyens d’expression. Elle favorise l’esprit critique, la créativité, l’intelligence collective. Elle est un facteur déterminant de la construction de la personne. Pour certains territoires, la forte densité de la population jeune nécessite de prioriser l’éducation artistique et culturelle qui contribue à leur formation intellectuelle (circulaire interministérielle entre les ministères de l’éducation nationale, de la culture et de la communication, de la ville, de la jeunesse et des sports, du 10 mai 2017 relative au développement d’une politique ambitieuse en matière d’éducation artistique et culturelle, dans tous les temps de la vie de l’enfant et des adolescents).
Les contrats culture ruralité constituent un cadre ouvert et modulable qui renforce sur un territoire intercommunal les synergies locales et le dialogue entre les acteurs culturels, éducatifs et sociaux. Ils favorisent le fonctionnement en réseau, la transversalité et la coopération. En fédérant les énergies, moyens et compétences, ils permettent de construire des parcours en direction de la jeunesse et au bénéfice de toute la population du territoire. Ces actions font sens dans le contexte géographique et sociologique du département de l’Aisne marqué par un chômage élevé conjugué à un taux d’illettrisme alarmant.
Forte d’une première expérience entre 2019 et 2024, la CC tire un bilan positif et encourageant des précédentes résidences-mission réalisées. Pour rappel, la CC a accueilli la photographe Stéphanie Lacombe, la journaliste Julie Vayssière, le vidéaste Frédéric Touchard et enfin le duo d’artistes Phonotopie. Les élus, associations, enseignants, bibliothécaires ont vécu des moments riches et intenses, de partages avec les différents intervenants. Nous souhaitons renouveler le dispositif et aller encore plus loin pour ce nouveau contrat en captant de nouveaux publics.
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