Création artistique

Spectacle

Oublie !

Compagnie Théâtre Inutile

Auteur : de Kossi Efoui

Mise en scène : Nicolas Saelens

Un spectacle qui adresse la parole aux enfants donc à chacun d’entre nous. Kossi
nous a apporté un conte :

"L’esprit des choses, s’étant fait homme se mit à parler une langue étrange, remplie de fleurs et d’images. On ne le comprit pas, mais le prenant pour un fou, on le jeta à la mer. Un poisson l’avala. Un pêcheur ayant pris le poisson et en ayant mangé, parla à son tour une langue mystérieuse. Il fut lapidé et enterré profondément. Lentement, le vent du désert découvrit la fosse, et un jour de simoun, quelques débris de son corps tombèrent dans le couscous d’un chasseur. Aussitôt, celui-ci de conter en paroles mystiques des choses inconnues. Il fut exterminé. Son corps, réduit en poudre aussi fine que la poussière du désert, fut lancé dans l’espace. Un homme dont le métier consistait à tirer d’une corde tendue sur une calebasse des harmonies cosmiques, en respira quelques grains, et aussitôt, comme la corde que ses doigts faisaient vibrer, il se mit à chanter. Et ce qui s’envola de ses lèvres fut tel que le monde se mit à pleurer. Et on le laissa vivre."

À partir de cette histoire, un travail d’écriture s’est mis en place et deux personnages se sont dessinés : Enfant et La Sauvage.
Quand Enfant rencontre La Sauvage, il est seul avec une image dont il ne sait que faire : celle d’un homme avec des cornes de zébu sur la tête. Il ne peut la partager avec les gens du village. Monsieur Le Professeur dit que ça ne peut pas exister. Il se retrouve comme banni et La Sauvage va l’inviter à parcourir un chemin initiatique à travers ce conte. La Sauvage, mi-fée, mi-sorcière, initiatrice, pourra le détourner des impasses qui se présenteront à lui.
Enfant est comme ce personnage qui criait au loup et qu’on ne croyait pas.
Notre espace est celui de la carte imaginaire. Nos points de rendez-vous sont les objets qui vont constituer l’instrument et permettre le « chant qui suspend la
mort ».
Enfant va faire un voyage dans les sensations, la peur, la colère, la joie, la fatigue, etc…
Les voix des autres personnages seront pris en charge par des masques sonores. Ce sont des voix de l’autorité et des honneurs, que Enfant devra déjouer pour atteindre la case vide où l’on se réalise. La Sauvage parle de la mort non pas comme une fin, mais comme une relance vers l’inconnu, vers une nouvelle expérience, un nouvel apprentissage.

Nicolas Saelens



Diffusion

14-17/05/2013 - Hauts-de-France